La mémoire dans les eaux

Les épaves racontent l’intensité du trafic maritime dans l'Océan Indien depuis le XVème siècle.
On ne retient de leur passé que les quelques documents d’archives qui racontent une partie de leur histoire.
Mais dans l’étendu d’eau autour de ces îles de l’Océan Indien, tels des fossiles figés par les éléments, des épaves racontent l’intensité du trafic maritime dans cette région alors que Vasco da Gama venait d’ouvrir la route des Indes au XVème siècle.
Une tranche d’histoire qui reste muette, car plus de cinq siècles après, pour les habitants de Maurice, la Réunion ou encore des Comores, les trésors et récits des fonds marins leur sont toujours inconnus.
Mais selon l’agence Panapress, Alexis Rosenfeld, représentant d’une société de recherche et d’exploration sous-marine basée à Maurice, Indian Ocean Exploration (IOE), compte bien lever un coin de voile sur l’activité florissante de ces eaux au cours des XVe, XVIe et XVIIe siècles.
Une convention signée par le vice-président comorien, Idi Nadhoim, et l’IOE autorise l’entreprise d’explorer la dizaine d’épaves de navires recensée dans les eaux comoriennes.
Ces épaves redonneront sans doute une nouvelle perspective au passé de ces pays, une histoire limitée par la mémoire des hommes, des navires sans gouvernail.
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